Les mystères d’Isis : une re-création originale

 

Le teaser

Quelques photos du spectacle du 14 juin 2016 au théâtre Jean le Bleu de Manosque

isménor à terre et suivantes      final solistes et choristespamina isménor et myrrène    bochoris pamina et mona bochoris et mona bochoris et petites filles  zarastro et pamina  pretres bras levés 2 pretres bras levés pretres devant temple rouge radeau avec fond solistes final zarastro et choeur en blanc 2 zarastro et choeur en blanc ombres heureuses calin myrrène à genoux myrrène devant temple bleu ministres pointant du doigt léa applause les ministres le radeau isménor et video panima la vieille Bochoris et le sistreisménor et pamina saluts ismenor et ministres isménor et danseuses ismenor et bochoris isménor à terre et suivantes final solistes et choristes épreuve de l'eau épreuve de l'eau 2 - Copie duo danseuses danseuse début ombres heureuses bochoris pamina et mona bochoris et petites filles bochoris et mona  zarastro et choeur en blanc 2 - Copie - Copie zarastro et pamina

 

Répétitions avant le grand jour

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Les solistes en répétition

L’oeuvre n’a plus été mise en scène depuis… 1831 !

En 1801, lorsque La Flûte enchantée est présentée au public parisien pour la première fois, au Théâtre de la République et des Arts (la future Académie impériale de musique), elle l’est en version française, sous le titre Les Mystères d’Isis.

Le musicien Ludwig Wenzel Lachnit et le librettiste Étienne Morel de Chédeville ont pris quelques libertés par rapport à l’original. C’est ainsi que l’opéra se joue en 4 actes (au lieu de 2 pour Die Zauberflöte en allemand). On y trouve des emprunts à d’autres œuvres de Mozart, et certains rôles sont adaptés en fonction des tessitures de la troupe permanente du théâtre.

Toutefois, une version concert a été donnée une fois, à la Salle Pleyel, à Paris, le 23 novembre 2013, par Le Concert spirituel, sous la direction de Diego Fasolis.
Cette prestation a donné lieu à un enregistrement disponible depuis octobre 2015.

 Pourquoi ce choix ?

«Une oeuvre de Mozart, fait peur et rassure à la fois. Sa musique est si accessible à tous les publics, elle semble si évidente et est pourtant si exigeante. Le fait que l’oeuvre soit en français est un grand atout pour convaincre tous les publics d’y assister, quels que soient les âges et les milieux sociaux, .

D’autre part, cette partition fait la part belle au choeur, qui est un pilier important de notre travail. Elle nécessite également beaucoup de rôles secondaires, intéressants, que l’on peut distribuer au sein de la troupe pour donner leur chance à de bons chanteurs amateurs, et enfin, le thème qui est le même que celui de la «flûte enchantée», permet beaucoup d’interprétations et de symbolisme dans le choix de la mise en scène, ce qui en fait une oeuvre originale et très riche.» Sylviane Gentil

La musique

« Hormis un emprunt à Haydn (l’adagio de la Symphonie n°103 qui sert de lever de rideau à l’acte IV) et quelques ajouts anonymes, les arrangeurs ont choisi de ne composer ce pasticcio qu’à partir des œuvres de Mozart : fragments de La Flûte enchantée, extraits de La Clémence de Titus, des Noces de Figaro et de Don Giovanni. » (D’après Jardin et Dratwicki)

Le livret

Bien qu’il prenne de grandes libertés avec le livret d’Emanuel Schikaneder, celui proposé par Morel de Chédeville en respecte les grandes lignes. Les personnages sont renommés ainsi :

Tamino devient Isménor, Papageno devient Bochoris, La reine de la nuit se nomme désormais Myrrène, Papagena devient Mona, Monostatos devient le gardien, quant à Pamina et Zarastro, ils conservent leurs noms d’origine.
À la mort de Zoroastre et à sa demande, sa fille Pamina est enlevée par Zarastro, le grand prêtre d’Isis. Celui-ci est l’ennemi de Myrrène, la mère de Pamina. Isménor, prince égyptien amoureux de la jeune captive, cherche à la délivrer, mais se heurte aux sortilèges de Zarastro. Il mène alors, avec le pâtre Bochoris auquel Myrrène confie un sistre magique, une longue quête pour sauver Pamina de l’emprise de Zarastro. Épreuves du feu, de l’eau et de l’air ponctuent une épopée qui s’achève, dans un temple de lumière, par une victoire . » (D’après Jardin et Dratwicki)

Le planning

Le travail, programmé sur deux ans, a démarré en janvier 2015, à raison d’un dimanche par mois et de répétitions supplémentaires le vendredi soir.

Le théâtre Jean le Bleu a accueilli toute la troupe en résidence du mardi 10 au samedi 14 mai 2016.

Du 10 au 12 mai, ont eu lieu des répétitions pour peaufiner les derniers détails tout en accueillant les classes de CM1/CM2 de Manosque pour leur faire découvrir l’opéra :
mercredi 11 de 10 h à 11 h
jeudi 12 de 14 h à 15 h
vendredi 13 10 h à 11 h

Deux représentations ont courronné cette semaine les 13 et 14 mai

Le travail se poursuivra jusqu’en juillet 2016, pour une représentation à l’Espace Bonne Fontaine le 12 juillet et une deuxième au théâtre des Terrasses de Gordes, le 19.
Après la création, le spectacle sera disponible en tournée.

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Le choeur en répétition

Les représentations version concert

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4 décembre 2015 à 20h30 : version concert à l’église de Ventabren

5 décembre 2015 à 20h30 : version concert au Temple du Lourmarin

13 et 14 Mai 2016 : création du spectacle au Théâtre Jean le Bleu de Manosque

12 juillet 2016 : reprise du spectacle à l’Espace Bonne Fontaine de Forcalquier

19 Juillet 2016 : reprise du spectacle au Théâtre des Terrasses à Gordes

Les costumes

Chaque mercredi, les artistes se sont réunis à Reillanne, dans un local gracieusement prêté par « Les Amis des Arts », et rempli de machines à coudre. Ils ont coupé, cousu, taillé, travaillé sur les étoffes, les matières pour préparer leur spectacle.
C’est que tout cela n’est pas anodin. En plus des six solistes (professionnels) de l’opéra, il faudra compter 30 costumes pour le 1er acte, 30 autres costumes pour les deuxième et troisième actes, et encore autant d’accessoires pour illustrer le final qui devra mettre tout le monde en harmonie…
Rien que pour le chœur, cela fait donc 60 costumes et 30 sur-costumes à fabriquer. Sous la direction de Nadine Laporte-Monteil, qui a créé tous les costumes, la ruche s’est activée pour donner à voir des images exceptionnelles de cet opéra .
Mais en y regardant de plus près, ça n’est pas que du travail.
C’est aussi une manière de partage, de rencontre. Travailler ensemble sur un projet aussi colossal donne envie aux uns et aux autres de se connaître, de se parler, de partager.

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Les partitions ont été réalisées par le Palazzetto Bru Zane, Centre de musique romantique  française et mises gracieusement à disposition du chœur.